samedi 10 octobre 2026
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Importation de véhicules : Les erreurs administratives dans le viseur des autorités portuaires

Un dénouement se profile à l’horizon pour les milliers de citoyens ayant importé des véhicules et ayant été confrontés à des difficultés administratives au niveau des ports du pays.

La direction générale de la marine marchande et des ports a décidé de renforcer les exigences à l’égard des différents intervenants de la chaîne maritime.

Dans une instruction datée du 30 septembre 2026 (numéro 267), la direction relevant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports demande aux agents maritimes de corriger, dans les meilleurs délais, les erreurs relevées dans les documents de chargement afin d’éviter qu’elles ne se transforment en obstacles au dédouanement des véhicules.

«La direction invite, à ce titre, les agents maritimes à appliquer strictement les dispositions de l’instruction et à se conformer à la réglementation en vigueur, en particulier au décret exécutif n° 20-348 du 23 novembre 2020 fixant les conditions d’exercice des activités auxiliaires au transport maritime», précise la source. Plus important encore, la nouvelle instruction vient rappeler aux opérateurs concernés la nécessité de veiller à l’exactitude des informations figurant sur les documents avant l’arrivée des véhicules dans les ports algériens.

Une exigence qui vise à réduire les délais de traitement et à éviter que de simples erreurs administratives ne viennent bloquer toute une opération d’importation.

Cette mise au point intervient après plusieurs plaintes et demandes formulées par des particuliers confrontés à des difficultés lors de l’importation de leurs véhicules. Selon la direction, les anomalies apparaissent principalement au moment du dédouanement, à l’arrivée des véhicules dans les ports algériens. Elles concernent notamment les documents de chargement établis par les transporteurs ou les expéditeurs, avec des erreurs portant sur l’identité et les données des citoyens auxquels les véhicules sont destinés.

L’objectif est également d’empêcher que les retards occasionnés ne se traduisent par des charges et coûts supplémentaires supportés par les citoyens.

Les responsabilités établies

Dans ce sillage, la direction précise la répartition des responsabilités en cas d’erreur. Lorsque les anomalies sont imputables au transporteur, au groupage, à l’agent consignataire maritime ou à l’agent de manutention, les frais supplémentaires générés dans les ports algériens par les retards liés à la rectification des documents doivent être pris en charge par la partie responsable.

La même tutelle rappelle, par ailleurs, les limites auxquelles sont soumis les agents de manutention titulaires d’un agrément délivré par le ministère de tutelle. Ceux-ci ne peuvent prendre directement en charge, pour leur propre compte, les opérations liées à l’importation de véhicules ou de toute autre marchandise, sauf s’ils ont été préalablement mandatés par le groupement concerné pour agir en son nom et pour son compte.

Cette clarification vient marquer la volonté des pouvoirs publics de simplifier les procédures du commerce extérieur et d’accélérer le traitement des dossiers, notamment à travers la numérisation des différentes opérations qui coïncide avec la modernisation des infrastructures portuaires du pays.

ParAziz Kharoum El Watan

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