Le constructeur automobile chinois BYD est en discussion avec Stellantis et d’autres constructeurs européens pour reprendre des usines sous-utilisées en Europe, a indiqué mercredi sa vice-présidente, Stella Li, dans un entretien à l’agence Bloomberg.
La dirigeante, qui s’exprimait en marge d’une conférence à Londres, a précisé que le groupe étudiait des accords potentiels concernant des sites industriels, notamment en Italie.
« Nous discutons non seulement avec Stellantis mais aussi avec d’autres entreprises », a déclaré Stella Li en marge de la conférence Future of the Car organisée par le quotidien britannique Financial Times.
« Nous recherchons toute usine disponible en Europe, car nous voulons utiliser ce type de capacités excédentaires ». Interrogé, Stellantis n’avait pas encore commenté cette déclaration mercredi à la mi-journée.
Elle intervient après l’annonce vendredi d’un renforcement de la coopération entre Stellantis, propriétaire notamment des marques Peugeot, Citroën, Fiat, Alfa-Romeo et J eep, et son partenaire chinois Leapmotor. Ce dernier va produire plusieurs modèles de voitures électriques dans deux usines espagnoles de Stellantis et l’usine de Madrid serait vendue à la coentreprise Stellantis-Leapmotor.
D’autres constructeurs européens, également en surcapacité dans un marché ralenti, seraient ouverts à des accords similaires avec des groupes chinois, y compris Volkswagen. Le DG de Stellantis Antonio Filosa a par ailleurs déclaré mardi être prêt à des partenariats avec d’autres que Leapmotor. « Nous avons vu un intérêt à travailler avec Leapmotor.
Mais nous pourrions également envisager d’autres partenaires », a-t-il déclaré mardi lors de la conférence du FT. Selon Bloomberg, Stellantis envisagerait de vendre à un autre groupe chinois, son allié historique Dongfeng, son usine Citroën de La Janais, près de Rennes, celle de Cassino en Italie et un site en Allemagne.
Une délégation de Dongfeng a récemment visité le site breton, a confirmé un syndicaliste à l’AFP. BYD préférerait exploiter directement les usines plutôt que via des coentreprises, une solution jugée « plus facile » par Stella Li. Interrogée sur une éventuelle visite de l’usine sous-utilisée de Cassino, dans le centre de l’Italie, Stella Li a répondu que BYD avait visité « de nombreuses usines » en Europe, précisant que « l’Italie figure sur la liste restreinte » des pays intéressants pour de telles opérations.
A plus long terme, des pays comme la France présentent aussi selon elle un intérêt, notamment à cause du faible coût de l’électricité. Par ailleurs, BYD étudie la possibilité de reprendre des marques historiques européennes en difficulté. Une marque comme Maserati (groupe Stellantis) est « très intéressante », a déclaré Mme Li. « Mais nous n’avons pris aucune action », a-t-elle conclu .
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